Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Brigitte Bardot par Bruno Logan

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot par Bruno Logan

J'ai découvert cet artiste "Bruno Logan" aujourd'hui même, merci au passage à Jean-Marc...Philippe pour me l'avoir fait découvrir...

Bruno Ricard

Publié dans Brigitte Bardot

Partager cet article

Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...

Publié le par Ricard Bruno

Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...
Place de la république "Vegan Place" du 27 08 2016...

Publié dans le web en parle

Partager cet article

Le végétarisme au menu de la rentrée ?

Publié le par Ricard Bruno

Deux enfants à la cantine

Deux enfants à la cantine

Dans un courrier adressé à Anne Hidalgo, la Fondation Brigitte Bardot enjoint la maire de Paris à proposer une alternative végétale quotidienne en restauration collective. Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent pour demander des plats sans viande ni produits animaux dans les cantines, les hôpitaux et les pénitenciers.

Anne Hidalgo se donne-t-elle les moyens de ses ambitions pour lutter contre l’urgence climatique ? Pour la Fondation Brigitte Bardot, qui vient de lui adresser une lettre, la réponse est «non». La maire de Paris, qui dénonçait lundi dans un communiqué «un déni complet de l’urgence climatique», en réaction à l’avis défavorable rendu par la commission d’enquête sur son projet de rendre piétonnes les voies sur berges, n’a pas laissé la Fondation Brigitte Bardot indifférente. «Il faut aller bien au-delà de la piétonisation de 3,3 kilomètres de voies sur berges à Paris», lui écrit-elle, suggérant une offre végétale quotidienne, en alternative au menu carné, dans la restauration collective municipale.

L’élevage, responsable de 80% la déforestation mondiale

«Il y a beaucoup d’hypocrisie dans le discours politique, les COP se suivent et se ressemblent, l’impact de l’élevage sur le réchauffement climatique est minimisé, voire pas du tout abordé», précise son porte-parole Christophe Marie qui indique par ailleurs, qu’à l’échelle mondiale, l’élevage est le premier moteur de la déforestation. S’appuyant sur un rapport Greenpeace de 2009, l’ONG pointe du doigt l’élevage bovin, responsable à lui seul de 80% de la destruction de la forêt amazonienne. Un rapport rendu public par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) précise qu’en matière de lutte contre l’émission de gaz à effets de serre, adopter un régime végétarien serait tout aussi efficace que de diviser par deux l’ensemble du trafic routier.

150 000 personnes exigent un menu végétarien

Adopté à la veille de la COP21 par le Conseil de Paris, le Plan Climat Energie, prévoit de diminuer de 20% son offre de produits carnés dans la restauration collective d’ici 2020. Objectif qui pourrait être atteint si une alternative végétarienne quotidienne était mise en place. Des initiatives similaires ont vu le jour dans la mairie du 2ème arrondissement où est proposé un menu végétarien par semaine. Une pétition initiée par le député UDI Yves Jego a d’ailleurs recueilli plus de 150 000 signatures. Le député-maire note que l’alternative végétarienne est «une solution relativement simple et totalement laïque qui permettrait de soulager les élus qui gèrent nos cantines et de répondre à toutes les attentes légitimes des familles». Et Christophe Marie de détailler : «Toutes les raisons sont bonnes pour réduire ou bannir de son alimentation les produits animaux. On peut choisir d’être végétalien pour sa santé, l’environnement ou pour lutter contre l’exploitation animale qui est une source de souffrance abominable.» Trente millions de repas sont servis annuellement par la mairie de Paris.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article

L’hystérie, le désir et l’amour, Le mépris...

Publié le par Ricard Bruno

Très bel article sur le film" le Mépris" de Jean-Luc Godard, article du journal Libanais "L'Orient...Le jour"...

Bruno Ricard

L’hystérie, le désir et l’amour, Le mépris...
L’hystérie, le désir et l’amour, Le mépris...

Dans le film de Jean-Luc Godard Le mépris, d'après le roman d'Alberto Moravia, sorti en 1963, une scène, la première, est devenue mythique. Elle nous montre la « Confusion des langues » entre l'homme et la femme. La suite du film ne fera que la confirmer.
Sur un lit, on voit allongés Brigitte Bardot et Michel Piccoli. Bardot est allongée sur le ventre, nue, Piccoli en T-shirt à sa gauche. Après quelques mots échangés sur ce qu'ils allaient faire dans la journée, Bardot demande à Piccoli : – « Tu vois mes pieds dans la glace » ? – « Oui », répond-il. – « Tu les trouves jolis ? » – « Oui, très. » – « Et mes chevilles, tu les aimes ? » – « Oui. » – « Tu les aimes mes genoux aussi ? » – « Oui, j'aime beaucoup tes genoux. » – « Et mes cuisses ? » –
« Aussi. » – « Tu vois mon derrière dans la glace ? » – « Oui. » – « Tu les trouves jolies, mes fesses » ? – « Oui, très. » – « Je me mets sur mes genoux ? » – « Non, pas besoin. » – « Et mes seins, tu les aimes ? » – « Oui, énormément. » Paul l'enlace pour l'embrasser. –
« Doucement Paul, pas si fort. » – « Pardon. » – « Qu'est-ce que tu préfères ? » – « Je ne sais pas, pareil. » – « Et mes épaules, tu les aimes ? » – « Oui. » – « Moi je trouve qu'elles ne sont pas assez rondes. Et mes bras ? » –
« Oui. » – « Et mon visage ? » – « Oui. » – « Tout ? » – « Oui. » – « Ma bouche, mes yeux, mon nez, mes oreilles ? » – « Oui, tout. » – « Donc tu m'aimes totalement ? » –
« Oui, je t'aime totalement, tendrement, tragiquement. » – « Moi aussi Paul. »
Cette scène est une légende du cinéma. Elle nous montre la méprise entre l'homme et la femme et plus tard le mépris de la femme, Brigitte Bardot, pour l'homme Michel Piccoli. En découpant son corps en plusieurs morceaux et en demandant à l'homme s'il aime chacun de ces morceaux, la femme met en évidence que chaque partie de son corps est un objet de désir. Sur le plan psychanalytique, Lacan appelle l'objet du désir objet (a), qui se lit l'objet petit (a), objet qui cause le désir de l'homme. Ce concept central de Lacan se distingue de l'Autre avec un grand A, et de l'autre avec un petit a, soit l'autre imaginaire. Un clin d'œil de Godard à Lacan et au « Stade du miroir », en plein milieu des années 60.
Dans ce contexte, la femme prend l'homme à son propre piège. Il répond oui à chacune de ses questions. Et lorsqu'il s'approche pour l'embrasser, elle le repousse. Quant à la dernière question « Donc tu m'aimes totalement », l'homme tombe aussi dans le piège en répondant « Oui, je t'aime totalement, tendrement, tragiquement ».
Or une déclaration d'amour se fait simplement par un « Je t'aime ». Quoiqu'on puisse y ajouter, elle perd de sa force et se trouve altérée. En ajoutant « oui, je t'aime totalement, tendrement, tragiquement », Michel Piccoli tombe dans le piège que lui tend Brigitte Bardot : « Donc tu m'aimes totalement ? » Piège parce que la femme n'est pas un assemblage des parties de son corps qui peuvent susciter le désir de l'homme. D'autre part, la série des questions posées met en jeu l'amour alors qu'il s'agit de désir : « Tu aimes mon visage » veut dire tu désires mon visage, « Tu aimes mes seins » veut dire tu désires mes seins, etc. Pour des raisons liées à la complexité du langage et à ses effets de refoulement, il est politiquement correct de dire « j'aime tes yeux » plutôt que « je désire tes yeux ». Comme s'il fallait cacher le désir derrière l'amour. Et la seule formule langagière qui ne cache rien est le « Je t'aime ».
Roland Barthes nous a appris que le « Je t'aime » fusionne le sujet de l'énoncé (le sujet de la phrase) avec le sujet de l'énonciation (le sujet du désir inconscient). Aucune autre déclaration langagière ne le fait. Chaque phrase énoncée par l'être humain peut démentir son auteur, le lapsus en témoigne. Notre proverbe « kilmet el hak saba'it », le mot de la vérité devance (l'autre), indique bien que la vérité est du côté du désir inconscient. On voit bien comment et pourquoi dans le dialogue entre Brigitte Bardot et Michel Piccoli, c'est le mot « aime » qui est mis en avant. Et comment et pourquoi le mot de la fin « Donc tu m'aimes totalement » est trompeur. De même la réponse de Brigitte Bardot : « Moi aussi Paul ».
À un « Je t'aime » énoncé par un sujet amoureux, l'autre, s'il est également amoureux, ne peut répondre que par un « Je t'aime ». Le « moi aussi » de Brigitte Bardot n'est pas un engagement, ni les autres mots ajoutés par Piccoli. À la dernière question de la femme « Donc tu m'aimes totalement », l'homme aurait pu répondre « je t'aime ». S'il aimait vraiment sa femme. La méprise est totale. La suite du film en témoigne : l'homme « vend » en quelque sorte sa femme au producteur américain dont il attend un contrat. La fin est dramatique. Comme le dit si bien Alfred de Musset, « On ne badine pas avec l'amour ».

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article

Bouleversant : un chien errant attend 6 mois une hôtesse de l’air

Publié le par Ricard Bruno

Lorsqu’elle débarque en Argentine, une hôtesse de l'air est loin de se douter de ce que va faire un chien pour elle… 30millionsdamis.fr vous raconte cette belle histoire qui montre que si le plus souvent, c'est nous qui choisissons nos animaux, quelquefois ce sont eux !
L'histoire de Rubio et Olivia, en images !
L'histoire de Rubio et Olivia, en images ! L'histoire de Rubio et Olivia, en images ! L'histoire de Rubio et Olivia, en images !
L'histoire de Rubio et Olivia, en images ! L'histoire de Rubio et Olivia, en images ! L'histoire de Rubio et Olivia, en images !
L'histoire de Rubio et Olivia, en images ! L'histoire de Rubio et Olivia, en images ! L'histoire de Rubio et Olivia, en images !

L'histoire de Rubio et Olivia, en images !

C’était elle, et pas une autre. En janvier 2016, une jeune hôtesse de l’air allemande fait escale à Buenos Aires, en Argentine. Pendant l’une de ses balades en ville, Olivia croise alors un chien errant à la stature imposante. Grande amie des animaux, elle décide de le nourrir et de jouer avec lui. « Il était vraiment heureux que quelqu’un lui témoigne enfin de l’attention ! », explique-t-elle au Daily Mail.

Mais lorsque la jeune femme tente de repartir vers son hôtel, elle a la surprise de constater que le chien la suit obstinément : « J’ai essayé de le semer parce que je ne voulais pas qu’il me suive désespérément jusqu’à mon hôtel. Mais c’était impossible ! Il continuait à me poursuivre. » témoigne encore Olivia au journal Noticiero Trece.

Fidèle au rendez-vous !

Obligée de repartir pour son travail, Olivia est triste de laisser ce pauvre chien qui s’est attaché à elle. Mais elle est loin de deviner la suite de l’histoire… A chaque fois qu’elle fait de nouveau escale à Buenos Aires, le chien est là à l’attendre devant son hôtel.

Il ne quitte pas le pas de la porte et dort sur le trottoir 24h/24 en espérant pouvoir passer un moment avec elle.

Très touchée, Olivia lui trouve alors un nom : Rubio et fait tout son possible pour lui rendre la vie plus douce. Elle se débrouille même pour le faire adopter par une famille. Mais Rubio ne veut qu’elle ! Il s’enfuit de son nouveau foyer pour aller la retrouver à l’hôtel.

Pendant 6 mois, Rubio reste devant l’établissement à guetter l’arrivée de sa maîtresse de cœur. Chaque retrouvaille est une fête qu’Olivia immortalise avec des photos qu’elle poste sur les réseaux sociaux.

Happy end ! En août 2016, Olivia obtient enfin l’adoption définitive de Rubio. Depuis, il partage sa vie avec les deux autres chiens d’Olivia et sait enfin ce qu’est une vraie famille. Une belle preuve de l’extrême fidélité des chiens !

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article

Le mystère Bardot aujourd'hui à 17h40...

Publié le par Ricard Bruno

Le mystère Bardot aujourd'hui à 17h40...

Détail du programme

Durée : 55min

Résumé

Enquête sur le parcours de la célèbre actrice Brigitte Bardot, qui quitta le cinéma du jour au lendemain pour se consacrer à la défense des animaux.

Rediffusions

le Vendredi 2 septembre à 1h32

le Samedi 3 septembre à 13h06

"J'ai modestement contribué à ce documentaire"...

Bruno Ricard

Le mystère Bardot aujourd'hui à 17h40...

Publié dans Brigitte Bardot

Partager cet article

Brigitte Bardot plaide la cause de Jacqueline Sauvage auprès de François Hollande

Publié le par Ricard Bruno

Dans une lettre adressée au président de la République, Brigitte Bardot apporte son soutien à Jacqueline Sauvage. ​

Brigitte Bardot plaide la cause de Jacqueline Sauvage auprès de François Hollande

Qui a dit que Brigitte Bardot ne défendait que les animaux? De sa Madrague, la Tropézienne d'adoption vient d'adresser ce vendredi une lettre au président de la République, François Hollande, afin de soutenir celle qui, condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent, annonce via son avocat qu'elle renonce à faire appel de son maintien en prison.

Voici la lettre de BB reproduite in extenso :

Monsieur le Président,

« Recevoir n’est pas comparable à ce que donner peut offrir ».

Un don partiel annihile la générosité du geste. Un don total l’anoblit.

Madame Sauvage a été victime toute sa vie et ne doit plus être la victime de la sévérité incompréhensible d’une justice contestable.

Une grande partie de l’opinion publique la soutient et implore votre grâce. En leurs noms et au mien, je vous supplie d’user de votre pouvoir en graciant totalement Jacqueline Sauvage. Sinon je crains que cette pauvre femme, qui refuse la lutte, ne se laisse mourir de désespoir. Cette condamnation serait alors une condamnation à mort… Ce qui serait scandaleux.

Je vous supplie, Monsieur le Président, de prendre ma lettre en considération et vous assure de mes sentiments les plus respectueux.

Brigitte Bardot plaide la cause de Jacqueline Sauvage auprès de François Hollande

Publié dans Brigitte Bardot

Partager cet article

Brigitte Bardot nouveauté : Disque vinyle...

Publié le par Ricard Bruno

Brigitte Bardot nouveauté : Disque vinyle...

Brigitte Bardot nouveauté : Disque vinyle 33t

En précommande à la FNAC en cliquant ICI

Prix : 12,10 euros retrait gratuit en magasin

ou 2,89 euros de transport si livraison à domicile...

Publié dans Brigitte Bardot

Partager cet article

En 1976, Brigitte Bardot abandonne le cinéma pour la cause animale

Publié le par Ricard Bruno

L'actrice a définitivement abandonné sa carrière au cinéma afin de combattre pour la protection des animaux, notamment les bébés phoques.

En 1977, à Memphis Tennessee, le Roi est mort. Elvis Presley avait 42 ans. Il emporte dans sa cape de satin blanc les années rock n'roll. Alors qu'au Centrafrique, Bokassa Ier enfile celle de l'empereur. Loin de ces fastes, à 4.000 kilomètres de Paris, dans la tempête de neige qui balaie l’île de Terre-Neuve, c'est la reine Bardot qui part en croisade. Ce 15 mars, BB s'en va t'en guerre sur la banquise. Plus grand chose à voir avec l'exquise Sainte Nitouche de ses débuts. Bardot a arrêté le cinéma il y a quatre ans pour se consacrer à la défense des animaux, et celle des bébés phoques.Avec l'écologiste suisse Franz Weber, elle a donc imaginé une opération quasi-militaire : empêcher la campagne de chasse annuelle des bébés phoques. Déjà 12.000 animaux tués à coups de gourdin. L’accueil est des plus violents, 200 trappeurs traquent l'actrice vite prise au piège et cette fois ça n'est pas du cinéma. La confrontation semblait inévitable. Mais au dernier moment, une tempête de neige. Bardot s'est réfugiée dans un grand chalet. Le camp des Sept Îles. Flamboyante et rageuse pour une conférence de presse improvisée. Une voix qui porte jusqu'au Canada qui proteste.

Mais BB est captive. 4.000 habitants hostiles sont réunis autour du camp. Son hélicoptère est saisi et elle est interdite de sortie du Canada. Elle tient tête. Paris appelle Ottawa. Bardot accepte de payer une amende. La police montée l'accompagne jusqu'à l’hélicoptère. Elle reviendra sur la banquise plusieurs fois. Mais aujourd'hui, elle se paye une dernière provocation. Elle profite d'une éclaircie pour faire poser son hélico en plein territoire de chasse. Dix minutes et une photo qui va faire le tour du monde. Elle serre un bébé phoque contre elle. Sur la banquise, BB venait de tracer sa nouvelle route. Tant pis pour le cinéma...Elle ne refera plus jamais marche arrière.

Source de l'article : Cliquez ICI

Partager cet article

Bardot et Moreau sous le soleil de Mexico...

Publié le par Ricard Bruno

Bardot et Moreau sous le soleil de Mexico...

Rencontre au sommet ou mariage forcé de deux actrices au sommet de leur gloire ? Cinquante ans après sa sortie, le western échevelé de Louis Malle, “Viva Maria !”, trouble toujours les esprits.

Scènes de bataille dans la jungle mexicaine, explosions, cascades, rafales de mitraillettes, scènes de fête et de liesse. Costumes sophistiqués créés par Pierre Cardin pour Jeanne Moreau et Brigitte Bardot, deux des plus grandes vedettes du cinéma français : Viva Maria ! fut bel et bien le « blockbuster » de Louis Malle, film-spectacle à très gros budget, tourné au Mexique en 1965. Après l'exigeant Feu follet (inspiré du roman de Drieu la Rochelle), le film a surpris la critique, tour à tour séduite, outrée, partagée entre plaisir et détestation devant tant d'opulence et de burlesque.

Le tournage, surtout, a fait couler énormément d'encre dans la presse, française et internationale, qui se focalisait sur la supposée rivalité entre Bardot et Moreau — et s'en délectait. Il a ainsi généré 17 % d'articles de plus que Cléopâtre de Mankiewicz, événement cinématographique sorti deux ans auparavant, selon un sondage de L'Express de 1965 ! Il a également été entouré d'un immense battage publicitaire, et la sortie du film, accompagnée de produits dérivés, façon Disney.

“Je pensais qu'il serait drôle de réunir Bardot et Moreau dans le même film”, Louis Malle

En choisissant ces deux immenses stars, Louis Malle savait qu'il affolerait les médias et les spectateurs : « Je pensais qu'il serait drôle de réunir Bardot et Moreau dans le même film. Je désirais que l'alchimie opère entre l'actrice de métier et la star, entre la femme sophistiquée et l'enfant instinctive. » Bardot, sublime, joue Maria, la fille d'un anarchiste irlandais, formée au combat. Quand elle se retrouve seule à la mort de son père, elle se réfugie au sein d'un cirque, auprès d'une autre Maria (Moreau), chanteuse parisienne. Celle-ci l'embauche comme partenaire d'un numéro de strip-tease qui va charmer tout le Mexique... avant de se retrouver mêlées à une révolution dont elles deviennent des meneuses. Le duo qu'elles forment dans le film sur Ah ! Les p'tites femmes de Paris reste inoubliable.

“Le minois de Bardot contre le visage de Moreau, c'est gagné d'avance, c'est commercial”, Jean Collet, “Télérama”

Pour le journaliste Jean Collet (Télérama), l'idée même de ce duo était « impardonnable » : « Le minois de Bardot contre le visage de Moreau, c'est gagné d'avance, c'est commercial : on sait bien que les gens iront voir une compétition Bardot-Moreau. » Dans Cinq colonnes à la une, BB balayait cette polémique avec aplomb : « Les deux Maria sont complices et amies, et dans la vie, c'est la même chose. On reçoit beaucoup de journaux français qui ont l'air d'insinuer que c'est la bagarre entre nous deux. Je l'aime beaucoup, c'est une fille formidable, et nous nous entendons très bien. Nous sommes de bonnes amies ! »

Les deux actrices ont pourtant bien souffert en arrivant au Mexique. Mais plutôt du climat, de l'altitude... La première semaine est rude pour l'équipe. Jeanne et Brigitte sont tour à tour mala­des plusieurs jours d'affilée, à tel point que Louis Malle craint de ne jamais les avoir sur pied ensemble.

Du tournage reste aussi les souvenirs du romancier, journaliste, scénariste et essayiste autrichien Gregor von Rezzori, ami du réalisateur et acteur dans le film dans le rôle du magicien. Il est l'auteur d'un féroce journal de bord sur le tournage, dont certains extraits paraissent alors dans la presse étrangère. Les Morts à leur place, journal d'un tournage — allusion aux figurants, ainsi interpellés sur le plateau — est traduit plus de quarante ans après en français (éditions Le Serpent à plume, 2009) . Von Rezzori y décrit le petit monde qui gravite autour du film, les caprices et les tensions, les rivalités, et porte un regard critique sur le scénario tout en réalisant une peinture lucide du Mexique. Une contribution de plus à la légende internationale de Viva Maria !

Publié dans Brigitte Bardot

Partager cet article